« Plus de données produisent-elles automatiquement plus de transformation des entreprises et des modèles économiques ? Rien n’est moins sûr », estiment Côme Doublet et Philippe Nugnes, ingénieurs du corps des Mines, dans leur ouvrage « CSRD : l’enfer d’une norme bien intentionnée ».
« A ce stade, le rapport de durabilité reste d’abord un rapport d’impact : les indicateurs publiés portent encore principalement sur les impacts de l’entreprise, tandis que les données chiffrées traduisant directement la matérialité financière, en dehors de quelques domaines comme le climat ou la taxonomie, sont plus rares. Ceci expliquant que le lien au business, au pilotage et à la transformation effective du modèle économique soit encore inégalement visible dans les rapports… », soulignent-ils.
