Dans un communiqué publié le 8 juin, la Commission européenne appelle les Etats membres à accélérer la mise en œuvre de la directive sur la transparence des rémunérations, dont la date limite de transposition a été atteinte le 7 juin. Entrée en vigueur en 2023, cette directive vise à renforcer l’application du principe « à travail égal, salaire égal » entre les femmes et les hommes.
Malgré ce principe inscrit dans les traités européens, les écarts persistent : selon les dernières données d’Eurostat, les femmes gagnent encore en moyenne 11,1 % de moins que les hommes dans l’Union européenne. La Commission souligne que cet écart s’explique notamment par la sous-valorisation de métiers majoritairement féminins et par des stéréotypes de genre influençant les parcours professionnels.
Pour la Commission, ce texte a plusieurs atouts : il « aidera les employeurs à attirer et à retenir les talents en mettant en place des pratiques de rémunération plus claires et plus équitables ». La transparence salariale « donnera aux travailleurs les moyens d’agir et contribuera à lutter contre la discrimination, tout en donnant aux entreprises européennes un avantage concurrentiel ».
Pour accompagner cette réforme, la Commission a mobilisé plus de 3,8 millions d’euros via le programme « Citoyens, égalité, droits et valeurs » (CERV) et prévoit une enveloppe supplémentaire de 5 millions d’euros en 2026 pour soutenir les initiatives en faveur de l’égalité salariale.
